Grève dans l'Éducation nationale : cinq syndicats mobilisés contre 3 256 suppressions de postes

31 mars 2026, Social

Ce mardi 31 mars 2026, une intersyndicale regroupant cinq organisations — FSU, UNSA Éducation, CFDT Éducation Formation et Recherche publiques, CGT Éduc'action et SUD Éducation — appelle à une journée de grève nationale dans l'Éducation nationale. Cette mobilisation s'inscrit dans une semaine d'actions prévue du 30 mars au 3 avril.

3 256 postes supprimés à la rentrée 2026

Au cœur des revendications figure la suppression annoncée de 3 256 postes d'enseignants à la rentrée 2026, répartis entre le premier degré (1 891 postes) et le second degré (1 365 postes). L'intersyndicale dénonce un budget 2026 qui organiserait « l'asphyxie du service public d'Éducation ».

Les raisons de la mobilisation

La réponse du gouvernement

Le ministère de l'Éducation nationale justifie ces suppressions par la baisse démographique. Le ministre évoquait en janvier dernier « une chute démographique absolument vertigineuse » entraînant mécaniquement une diminution des besoins en enseignants. Un argument contesté par les syndicats, qui estiment que cette baisse d'effectifs devrait au contraire permettre d'améliorer les conditions d'encadrement.

Participation attendue

Selon les estimations syndicales, jusqu'à 30 % des enseignants du premier degré dans le secteur public pourraient participer au mouvement. La participation pourrait toutefois varier considérablement selon les académies.

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